L’Agence Nationale de la Météorologie du Togo (ANAMET) a tenu une conférence de presse ce 30 avril 2026 à l’hôtel MEKA de Kara. L’ANAMET a au cours de la rencontre présenté les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la saison des pluies au nord du pays.
Lire aussi: ANAMET: Bilan des prévisions saisonnières 2024 et perspectives pour 2025
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) projet-Togo, financé par la Banque Mondiale. Elle a été présidée par le Directeur général de l’ANAMET, Dr. ISSAOU Latifou.
Des prévisions saisonnières contrastées selon les zones
Sur le plan des cumuls pluviométriques, le nord du pays connaîtra une situation déficitaire à tendance normale durant les mois de juin, juillet et août. Le sud, lui, sera caractérisé par une situation normale à excédentaire sur la même période. Pour les mois de juillet, août et septembre, une situation pluviométrique normale est attendue sur l’ensemble du pays.
Sur le plan agrométéorologique, les régions Centrale et de la Kara enregistreront un démarrage précoce à normal de la saison agricole. Dans les Savanes, ce démarrage sera normal à tardif. Le Dr. DARE Gamba Nana a apporté des précisions : « Pour les agriculteurs de la région Centrale et de la Kara, les dates normales de semis c’est entre le 7 avril et le 21. Cela veut dire que les retardataires devraient commencer. Pour ceux de la région des Savanes, ce sera un peu tardif, ils doivent patienter un peu. »
Les dates de fin de saison agricole seront tardives à normales dans la zone monomodale. Des séquences sèches longues à tendance normale sont attendues en début de saison. Elles seront courtes à normales vers la fin.
Sur le plan hydrologique, les écoulements seront normaux à déficitaires dans le bassin de l’Oti. Dans le bassin du Mono et du Lac Togo, la tendance sera déficitaire.
Des conseils pratiques de l’ANAMET pour les agriculteurs
Face à ces prévisions saisonnières, l’ANAMET a formulé des recommandations claires. Les agriculteurs doivent prioriser les variétés et espèces de cultures résilientes aux déficits hydriques et à haut rendement. Pour identifier ces espèces, ils peuvent consulter les conseillers agricoles ou les services techniques de l’agriculture.
Le climatologue Dr. DARE Gamba Nana a précisé l’utilité de cet exercice : « cet exercice permet d’aider les agriculteurs de nos jours dans le contexte de variabilité des changements climatiques à mieux réussir leur saison et leur activité agricoles. » Il a ajouté que « les recommandations que nous donnons aux agriculteurs du Nord Togo est qu’ils n’ont qu’à prioriser les espèces et variétés qui résistent mieux au déficit hydrique et qui sont à haut rendement. »
L’ANAMET recommande aussi d’éviter l’occupation des zones inondables, aussi bien pour les habitations que pour les cultures. Enfin, une gestion rationnelle des ressources en eau est nécessaire pour assurer les besoins des barrages et des aménagements
Plaki SIMLIWA







