La littératie numérique devient un enjeu majeur au Togo face à la montée des violences et abus observés sur les plateformes digitales. Réunies le 20 mai 2026 à Lomé, des femmes journalistes, militantes des droits humains et professionnelles des médias ont pris part à un atelier de renforcement des compétences numériques.
Organisée par la Media Foundation for West Africa (MFWA) en partenariat avec l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), cette rencontre a permis d’ouvrir les échanges sur les défis liés à la sécurité numérique des femmes, à la protection des données personnelles et aux recours existants face au cyberharcèlement.
Littératie numérique alerte sur les violences et abus en ligne
Lors de son intervention, l’expert en droits numériques Emmanuel Agbenonwossi a insisté sur la nécessité de mieux protéger les femmes dans les espaces numériques devenus aujourd’hui des lieux d’expression publique.
« Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus une plateforme par excellence pour pouvoir s’exprimer », a-t-il expliqué, évoquant l’importance des plateformes comme Facebook, TikTok ou WhatsApp dans la participation citoyenne et économique.
Mais cette présence numérique expose également les femmes à plusieurs formes d’abus. L’expert cite notamment le harcèlement en ligne, l’usurpation d’identité et les violations des données personnelles.
Selon Emmanuel Agbenonwossi, le Togo dispose désormais d’« un arsenal juridique très dense » grâce aux lois sur la cybersécurité, les transactions électroniques et la protection des données à caractère personnel adoptées ces dernières années.
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Littératie numérique encourage les victimes à saisir les recours existants
Face aux abus numériques, Emmanuel Agbenonwossi appelle les victimes à conserver les preuves avant de saisir les autorités compétentes.
« Il faut quand même pouvoir donner les moyens de recours », a-t-il déclaré.
L’expert recommande de garder les captures d’écran, les échanges et tout élément pouvant aider à qualifier les faits. Il invite également les victimes à se tourner vers les institutions nationales compétentes comme la police, l’Instance de protection des données à caractère personnel ou encore les structures spécialisées en cybersécurité.
À travers cet atelier, les organisateurs souhaitent renforcer les capacités numériques des femmes afin de leur permettre d’évoluer en ligne en toute sécurité et avec une meilleure connaissance de leurs droits.
Alida AKAKPO






