Mieux manger ne permet pas, à lui seul, de prévenir le cancer du sein. Mais une alimentation équilibrée, associée à une activité physique régulière, au suivi médical et au dépistage, peut contribuer à préserver durablement sa santé.
Dans la prévention du cancer du sein, l’assiette n’est pas un remède miracle. Elle peut néanmoins faire partie des gestes quotidiens qui participent à une meilleure hygiène de vie. Qualité des aliments, diversité des repas, limitation du sucre, activité physique : autant d’habitudes qui, combinées, peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risque.
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Pour la Dr Kilimou Pyalo Magnoudewa, nutritionniste clinicienne, l’enjeu est avant tout d’inscrire l’alimentation dans une démarche globale de santé. Elle insiste sur la nécessité d’éviter les raccourcis : aucun aliment, pris isolément, ne protège contre le cancer du sein.
Moins de produits transformés, plus de diversité
La spécialiste recommande d’abord de réduire la consommation de produits ultra-transformés, ainsi que les aliments trop riches en sucre. Le grignotage régulier est également à limiter au profit de repas plus structurés.
Comme l’explique la Dr Kilimou Pyalo Magnoudewa :« Bien que l’alimentation ne soit pas la cause unique du cancer du sein, certains aliments, notamment les produits ultra-transformés, contenant des conservateurs comme les sels de nitrites ou des boîtes de conserve, sont identifiés comme des facteurs de risque. »
Pour elle, la prévention passe aussi par une alimentation plus variée, faisant une large place aux fruits et légumes. Ceux-ci sont particulièrement intéressants pour leurs apports en fibres et en antioxydants.
La nutritionniste recommande également de limiter le sucre, d’éviter le grignotage et de consommer des fruits et légumes variés, tout en maintenant une activité physique régulière. L’objectif n’est pas de multiplier les interdits, mais de construire un équilibre alimentaire plus durable.
Les produits locaux au cœur de l’assiette pour lutter contre le cancer de sein
Au Togo, cette démarche peut largement s’appuyer sur les produits disponibles localement. La Dr Kilimou Pyalo Magnoudewa encourage ainsi les ménages à privilégier des aliments frais et à varier les couleurs dans l’assiette.« Je recommande vivement de privilégier les produits locaux frais tels que le gboma, l’adémè, les feuilles de baobab ou le fourni, fruit riche en anthocyanines, qui sont bien plus sains et souvent plus économiques que les produits importés. », a-t-elle indiqué.
À travers cette recommandation, la spécialiste met en avant un double avantage : améliorer la qualité de l’alimentation tout en valorisant des produits accessibles et familiers aux consommateurs togolais.
Elle insiste également sur l’importance de la diversité. Alterner les légumes, les fruits et les sources alimentaires permet d’éviter une alimentation monotone et de mieux couvrir les besoins nutritionnels.
Mieux s’organiser pour mieux manger
Le manque de temps reste toutefois un obstacle fréquent. Sur ce point aussi, la nutritionniste propose une approche pratique. Plutôt que de cuisiner l’ensemble des repas de la semaine à l’avance, elle conseille de profiter du week-end pour nettoyer, trier et préparer les ingrédients frais, afin de faciliter la cuisson au quotidien.
Cette organisation permet de gagner du temps tout en conservant une alimentation plus fraîche et plus variée.
Au final, le message de la Dr Kilimou Pyalo Magnoudewa est clair : la nutrition doit être considérée comme une composante de la prévention, et non comme une solution unique.
Mieux manger, bouger régulièrement et adopter une bonne hygiène de vie sont des habitudes utiles, mais elles ne remplacent ni le suivi médical ni le dépistage. Face au cancer du sein, l’assiette peut être une alliée importante, à condition de l’inscrire dans une démarche globale et régulière de santé.







