L’Association des Commerçantes Transfrontalières du Togo (A2CT) a tenu sa toute première assemblée générale ce samedi 25 avril 2026 au Palais des Congrès de Kara. La rencontre a réuni des femmes commerçantes venues des quatre coins du territoire togolais.
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L’AC2T a organisé cette rencontre pour dresser le bilan de l’année écoulée et définir ses perspectives pour l’année à venir. La cérémonie a été lancée par Gbadjoulé Damsanou, représentant le gouverneur de la région de la Kara, en présence du directeur régional du commerce, du représentant de la commune Kozah 1 et d’un représentant de l’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier des produits Alimentaires Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques (AOCTAH).
Une association née pour défendre les commerçantes transfrontalières
Créée le 12 avril 2025 et dont le siège est à Kara, l’AC2T compte 80 % de femmes parmi ses membres. L’association a pour objectif de créer un creuset pour les commerçantes transfrontalières. Elle vise à résoudre les difficultés douanières, policières et sanitaires. Elle entend aussi promouvoir les activités commerciales et la culture entrepreneuriale, et faciliter l’accès à l’information, à la formation et aux opportunités.
La présidente Mme Tchaa Hodalo a pris la parole pour expliquer les raisons de la création de l’association. « Cette association est née parce que nous voulons une chose simple et très importante, la libre circulation des marchandises et des commerçantes. Chaque jour nous traversons des frontières, nous apportons la nourriture dans les marchés, nous faisons vivre l’économie mais le voyage est très difficile. Trop de contrôle, trop de taxes non prévues, les faux frais, trop de pertes de temps et d’argent. » Elle a ajouté que les commerçantes ne connaissent souvent pas leurs droits. « Toutes seules une commerçante ne peut rien faire, ensemble nous pouvons évoluer et prospérer avec l’appui des autorités. »
La présidente a précisé ce que l’AC2T compte faire concrètement. L’association va apprendre les règles de la CEDEAO pour connaître les droits et devoirs transfrontaliers de ses membres. Elle entend parler d’une seule voix, partager les bonnes informations et aider les commerçantes à obtenir des crédits auprès des banques. « Notre but est clair, que chaque commerçante puisse voyager et vendre ses produits librement, sans peur et sans tracasserie, » a-t-elle indiqué.
L’AC2T appelle au soutien et à la solidarité
La présidente a salué les initiatives du chef de l’État, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, pour l’intégration du Togo dans la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine. Elle a remercié le président du Conseil pour ses initiatives en faveur des femmes commerçantes. Elle a ensuite appelé les autorités à soutenir l’association pour atteindre ses objectifs. Elle a aussi exhorté les autres commerçantes à rejoindre l’AC2T pour mieux travailler et défendre leurs droits et devoirs.
La présence de l’AOCTAH à cette assemblée n’est pas anodine. Son représentant Gbadoé Kevin Stanislas a expliqué leur démarche. « Nous œuvrons pour un commerce transfrontalier plus fluide, plus équitable, où les acteurs peuvent sortir de leurs activités avec un bon rendement et maîtriser les textes communautaires. » Il a précisé que soutenir l’AC2T fait partie de leur mission principale en tant qu’entité sous-régionale. Il a promis de mettre à leur disposition toutes les initiatives déployées dans la sous-région.
Plaki SIMLIWA







