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Classement FIFA : le Togo en panne sèche

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Classement FIFA : le Togo en panne sèche

Le classement FIFA n’est pas qu’un simple tableau de chiffres. C’est un miroir sans indulgence. Et pour le Togo, le reflet est brutal. Absent de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, le pays stagne à la 124ᵉ place mondiale, 34ᵉ en Afrique, désormais devancé par des nations émergentes comme le Suriname.

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Un déclassement silencieux, mais lourd de sens, qui raconte à lui seul les années d’errance du football togolais.

Des mauvais résultats qui coûtent cher aux Éperviers du Togo

Cette stagnation prolongée n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence directe d’un manque criant de résultats, d’une instabilité chronique et d’une absence de vision sportive lisible. Depuis plusieurs cycles, la sélection nationale peine à enchaîner les performances, à créer une dynamique et à s’imposer comme un adversaire crédible sur la scène continentale.

L’absence à la CAN 2025 a aggravé la situation. Privé de cette vitrine majeure du football africain, le Togo n’a ni engrangé de points FIFA, ni bénéficié de l’exposition nécessaire pour valoriser ses joueurs et renforcer sa crédibilité internationale. Résultat, le fossé se creuse, inexorablement.

Des talents isolés, un collectif absent

Le paradoxe togolais est cruel. Le talent existe. Des joueurs évoluent dans des championnats compétitifs, affichent du caractère et du potentiel. Mais ces individualités brillent souvent dans l’isolement. Faute de projet collectif solide, elles peinent à s’exprimer pleinement sous le maillot national.

Le problème n’est donc pas seulement technique. Il est structurel. Au haut niveau, le football ne pardonne pas l’amateurisme.

Le contraste est saisissant. Le Maroc, finaliste de la CAN 2025, intègre le top 10 mondial (8ᵉ). Le Sénégal, champion d’Afrique, bondit à la 12ᵉ place mondiale. Deux trajectoires ascendantes, bâties sur des politiques sportives cohérentes, des centres de formation performants, une gouvernance stable et une vision à long terme.

Ces exemples africains prouvent une chose : le succès n’est pas inaccessible, même sur un continent aux réalités complexes. Il est le fruit de choix clairs et assumés.

Que faut-il faire pour redresser le football togolais ?

Le redressement du Togo passera par des décisions fortes. Il faudra stabiliser la gouvernance sportive, définir un projet technique national, de la formation à l’équipe A, investir sérieusement dans les jeunes, à travers des académies et compétitions structurées. Aussi, redonner du crédit au championnat local, véritable socle de toute sélection durable et instaurer une culture de la performance et de la continuité, au-delà des résultats immédiats.

Le football togolais n’a pas besoin de promesses. Il a besoin d’un cap, d’une discipline collective et d’une ambition assumée.

Le classement FIFA actuel n’est pas une fatalité. Il doit être un signal d’alarme, un point de rupture. Le Togo a déjà connu des jours meilleurs, porté par des générations combatives et respectées.

Aujourd’hui, l’heure n’est plus au constat, mais à l’action. Soit le football togolais accepte de se réinventer, soit il continuera à regarder les autres avancer. Et dans le football moderne, rester immobile revient à reculer.

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