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Santé mentale des candidats : le Pasteur Yaovi Adekpoe propose des solutions contre le suicide après l’échec

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Santé mentale des candidats : le Pasteur Yaovi Adekpoe propose des solutions contre le suicide après l’échec

À quelques heures de la proclamation des résultats du baccalauréat, prévue ce jeudi au Togo, la santé mentale des candidats devient un enjeu majeur de protection. À Lomé, une campagne de sensibilisation invite parents, éducateurs et encadreurs à mieux accompagner les apprenants, surtout ceux qui pourraient vivre l’échec comme une tragédie personnelle.

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Chaque période de proclamation des résultats scolaires suscite à la fois espoir, joie, attente, mais aussi angoisse chez de nombreux apprenants. Pour certains candidats, notamment après un échec à l’examen, la déception peut prendre une dimension dramatique lorsqu’elle n’est pas accompagnée par une parole rassurante, une écoute attentive et un soutien familial approprié.

Finir avec le suicide après un échec scolaire au Togo

C’est dans ce contexte sensible, marqué par les préoccupations liées aux suicides de candidats après un échec scolaire, que la Direction Régionale de l’Éducation du Grand Lomé a organisé, le mardi 7 juillet 2026, une campagne de sensibilisation sur la santé mentale des apprenants. L’activité s’est tenue au grand amphithéâtre du Lycée Scientifique de Lomé autour du thème : « La santé mentale des apprenants : détecter, écouter et accompagner pour mieux protéger ». Le slogan retenu, « Ensemble, protégeons nos apprenants ! », traduit l’urgence d’une mobilisation collective.

Au cours de cette rencontre, le Pasteur Yaovi Adekpoe, Directeur National des Écoles AD du Togo et conseiller en relation d’aide, a animé une communication sur « Les causes du suicide des adolescents après un échec scolaire ». Son intervention a permis de mieux comprendre les facteurs psychologiques, familiaux et sociaux pouvant fragiliser un adolescent confronté à un mauvais résultat.

Selon lui, l’un des principaux risques réside dans l’effondrement de l’estime de soi. Lorsqu’un apprenant assimile son échec à une preuve d’incompétence ou à une perte de valeur personnelle, il peut progressivement perdre confiance en lui. Le résultat scolaire cesse alors d’être perçu comme une étape du parcours et devient, dans son esprit, une condamnation.

Le désespoir face à l’avenir constitue également un facteur important. Pour plusieurs jeunes, réussir à l’examen représente une porte d’entrée vers la poursuite des études, l’insertion sociale ou la reconnaissance familiale. Lorsque cette perspective semble compromise, certains peuvent se sentir enfermés dans une impasse. Cette souffrance est parfois aggravée par la pression des parents, des enseignants ou du regard social.

Le conférencier a aussi insisté sur les signes qui doivent attirer l’attention des familles : repli sur soi, tristesse persistante, troubles du sommeil, irritabilité, perte d’intérêt, tendance à rester isolé ou alité de façon excessive. Ces manifestations peuvent révéler une détresse psychologique déjà présente avant l’échec. Dans ce cas, le mauvais résultat peut devenir l’élément déclencheur d’un passage à l’acte.

D’autres facteurs ont été évoqués, notamment le harcèlement scolaire, la comparaison permanente avec les autres, l’usage prolongé des réseaux sociaux, le manque de sommeil, la consommation de substances psychotropes ou encore la rigidité cognitive. Cette dernière peut empêcher l’adolescent d’envisager d’autres possibilités et l’amener à croire, à tort, qu’il n’existe plus d’issue.

Renforcer l’estime de soi des adolescents

Face à ces risques, le Pasteur Yaovi Adekpoe appelle les parents et encadreurs à renforcer l’estime de soi des adolescents. Pour lui, un enfant doit se sentir aimé, valorisé et capable. Ces trois dimensions sont essentielles pour l’aider à traverser les moments difficiles sans perdre foi en lui-même ni en son avenir.

Aux apprenants, il recommande de préserver leur équilibre personnel par le sommeil, l’alimentation, l’activité physique et de bonnes fréquentations. Il les invite aussi à refuser la comparaison, à se relever après un échec, à se libérer des pensées négatives et à se fixer des objectifs réalistes.

À l’approche des résultats du Bac, le message de cette campagne est donc clair : aucun diplôme, aucun examen et aucun échec ne vaut la vie d’un enfant. Derrière chaque résultat se trouve un jeune avec ses émotions, ses peurs et ses espoirs. Le devoir des adultes est de l’écouter, de le rassurer et de lui rappeler que l’avenir reste possible, même après un échec.

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