Au Togo, le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 2 février 2026 sous la présidence de Faure Gnassingbé, Président du Conseil, dans un contexte marqué par la volonté affichée de renforcer la gouvernance territoriale. À l’issue de cette rencontre stratégique, plusieurs décisions structurantes ont été prises, dont la nomination de deux nouveaux préfets et la reconnaissance officielle de quinze chefs de canton, un acte fort à la croisée de l’administration moderne et des traditions ancestrales.
Deux nouveaux préfets pour impulser une gouvernance de proximité au Togo
Le gouvernement togolais a procédé à la désignation de deux nouveaux représentants de l’État à la tête de préfectures clés. Le Commandant Viagbo Mensah Kafui est nommé préfet d’Assoli et Koumagnanou Amavi prend, quant à lui, les fonctions de préfet de Danyi.
Ces nominations s’inscrivent dans une logique de renforcement de l’autorité de l’État à l’échelle locale, mais aussi d’amélioration de la coordination entre les services déconcentrés, les collectivités territoriales et les populations. Le choix de profils expérimentés traduit la volonté du gouvernement d’assurer une administration territoriale efficace, réactive et proche des réalités du terrain.
L’État reconnaît officiellement 15 chefs de canton
Autre décision majeure du Conseil des ministres, l’adoption d’un décret portant reconnaissance officielle de quinze (15) chefs de canton. Ces chefs ont été désignés soit à l’issue de consultations populaires, soit conformément aux règles de succession coutumière.
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Cette reconnaissance officielle constitue bien plus qu’un acte administratif. Elle marque une reconnaissance institutionnelle du rôle central de la chefferie traditionnelle dans la cohésion sociale, la médiation communautaire et la préservation des valeurs culturelles togolaises.
Dans un pays où la tradition et la modernité cohabitent, cette décision renforce la légitimité des autorités coutumières et leur collaboration avec l’administration publique, notamment dans la gestion des conflits locaux, la mobilisation communautaire et le développement à la base.
Des dotations réajustées pour soutenir les collectivités
Dans la même dynamique, le Conseil des ministres a adopté plusieurs décrets relatifs à la répartition des dotations du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT). Cet instrument financier demeure un levier essentiel pour accompagner les communes dans la mise en œuvre de projets structurants : infrastructures, services sociaux de base, assainissement, développement économique local.
Ces ajustements traduisent l’ambition de renforcer la décentralisation effective et de donner aux collectivités les moyens d’agir concrètement au bénéfice des populations du Togo.







