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Foot: un record d’Adebayor rattrapé

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Foot: un record d’Adebayor rattrapé

Il y a des records qui dorment longtemps, comme des braises sous la cendre, en attendant le bon souffle pour se rallumer. À Manchester City, l’un d’eux portait un nom: Emmanuel Adebayor. Seize ans plus tard, dans un Etihad Stadium gavé de stars et d’exigence, un nouvel attaquant vient réveiller le fantôme glorieux d’Emmanuel Adebayor. Ce dernier n’est autre que le ghanéen Antoine Semenyo.

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Recruté cet hiver pour 72 millions d’euros, il est devenu le premier joueur depuis le Togolais Emmanuel Adebayor à inscrire un but lors de quatre de ses cinq premiers matches avec les Cityzens depuis le début de l’ère Premier League en 1992. Une performance rare, symbole d’une adaptation express et d’une efficacité immédiate, réalisée dans un contexte bien différent, mais tout aussi exigeant, au sein de l’équipe dirigée par Pep Guardiola.

Adebayor, le jour où l’histoire a basculé

Le 18 juillet 2009 reste gravé comme l’un des moments les plus sulfureux de l’histoire de la Premier League. Fraîchement recruté par Manchester City en provenance d’Arsenal pour 30 millions d’euros, Emmanuel Adebayor n’a pas attendu longtemps pour faire parler de lui.

Face à son ancien club, l’attaquant togolais devance William Gallas de la tête sur un centre de Shaun Wright-Phillips. Puis vient cette image devenue culte : un sprint de 90 mètres, une célébration face au parcage des Gunners, un carton jaune, une polémique, et une suspension de trois matches après des accusations de Robin van Persie.

Mais derrière le scandale, il y avait surtout un début sportif fracassant. Aligné par Mark Hughes aux côtés de Carlos Tévez et Robinho, Adebayor marque lors de ses quatre premiers matches de Premier League. Un exploit rare, presque prophétique, à une époque où Manchester City n’était encore qu’un géant en construction. Il terminera la saison avec 14 buts en 31 matches, toutes compétitions confondues.

Depuis le début de l’ère Premier League en 1992, aucun joueur de Manchester City n’avait réussi à marquer sur quatre de ses cinq premiers matches… jusqu’à aujourd’hui. Pendant plus d’une décennie, le nom d’Adebayor est resté seul, inscrit dans les archives du club comme une anomalie glorieuse.

Semenyo, la réponse moderne

Recruté pour 72 millions d’euros le 9 janvier dernier, Antoine Semenyo n’est pas venu à Manchester City pour faire de la figuration. En quelques semaines, l’attaquant a empilé les buts avec une régularité clinique : Exeter et Newcastle en coupes, puis Wolverhampton et Tottenham en Premier League.

Dimanche, face aux Spurs, City démarre fort. Rayan Cherki ouvre le score d’une frappe croisée limpide dès la 11ᵉ minute. Juste avant la pause, Semenyo surgit, parfaitement servi par Bernardo Silva, et double la mise dans la surface (44ᵉ).

La suite est moins brillante pour les hommes de Pep Guardiola. Trop passifs, trop prévisibles, les Cityzens subissent le réveil de Tottenham. Dominik Solanke signe un doublé spectaculaire, dont un second but en coup du scorpion, pour arracher le nul (53ᵉ, 70ᵉ).

Mais malgré cette contre-performance collective, Semenyo entre dans l’histoire du club. Comme Adebayor avant lui, il inscrit son nom dans un registre réservé aux débuts d’exception.

Adebayor incarnait la rébellion d’un City en quête de respect. Semenyo symbolise la continuité d’un empire déjà installé. Deux contextes différents, une même efficacité immédiate, et une vérité immuable : les grands attaquants n’attendent pas pour marquer l’histoire.

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