La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a tenu, ce mercredi 4 mars 2026, un atelier de renforcement des capacités à Kara. La rencontre a réuni des policiers et gendarmes de la région dans la salle d’audiences du tribunal de grande instance.
L’atelier s’inscrit dans la phase 2 du projet de consolidation du cadre de prévention de la torture au Togo. L’objectif était d’outiller les officiers de police judiciaire (OPJ) sur le cadre juridique et les garanties fondamentales liées à la garde à vue.
La CNDH outille les OPJ de Kara sur leurs obligations juridiques
C’est Mme ATITSO Afi Jacqueline, commissaire à la CNDH et représentante du président, qui a lancé les travaux. ALI Abdoul-Rahim, représentant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kara, était présent. La directrice de la torture et les membres de la CNDH ont aussi pris part à la rencontre.
Les OPJ ont été outillés sur l’ensemble des textes relatifs à la prévention de la torture. Ces textes couvrent le niveau international, le niveau africain et les textes adoptés par le Togo lui-même. Les garanties fondamentales accordées aux personnes gardées à vue ont été partagées lors de cet atelier.
Mme ATITSO a rappelé que la CNDH abrite un mécanisme de prévention de la torture. Ce mécanisme a été mis en place à la suite de la ratification par le Togo de la convention contre la torture et de son protocole additionnel. « C’est ce protocole qui exige de tous les États qui l’ont ratifié la mise en place d’un mécanisme pour faire des visites régulières, annoncées comme inopinées, dans les lieux de prévention de la torture. » Les unités de police et de gendarmerie conduites par les OPJ figurent parmi ces lieux visités.
Tolérance zéro aux actes de torture, message de la CNDH à Kara
La commissaire a été claire sur les attentes de la CNDH. « Nous attendons des OPJ une tolérance zéro aux actes de torture et de mauvais traitement dans les unités d’enquêtes », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que les droits de l’homme sont une quête perpétuelle, « aucun pays au monde ne peut avoir la prétention d’avoir réglé toutes les questions des droits de l’homme, » a-t-elle indiqué. Parmi ces droits figure la prévention de la torture et des autres formes de traitement cruel, inhumain et dégradant.
Pour Mme ATITSO, c’est l’éducation à la prévention de la torture qui peut contribuer à arrêter les actes de torture et de mauvais traitement dans tous les pays. La CNDH entend poursuivre ces sessions de renforcement des capacités dans le cadre de son mécanisme national de prévention.
Plaki SIMLIWA

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