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Kara/ATBEF: 25 chefs de cantons formés sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive

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Kara/ATBEF: 25 chefs de cantons formés sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive

L’Association Togolaise pour le Bien-être Familial (ATBEF) a réuni 25 chefs de cantons des régions Centrale, de la Kara et des Savanes les 27 et 28 janvier 2026 au palais des congrès de Kara. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet GAC 2.0 (GAC Global EmpowHer), financé par Global Affairs Canada.

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L’atelier visait à renforcer l’engagement des leaders traditionnels sur les droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR). L’objectif est de créer des récits positifs sur l’accès aux services de santé reproductive et la planification familiale, et de lutter contre les avortements clandestins. Le préfet de la Kozah, col. Bonfoh Faré, a lancé les travaux.

L’ATBEF interpelle les garants des us et coutumes

Noélie Koevi-Koudam, directrice exécutive de l’ATBEF, a rappelé le rôle des chefs traditionnels. « Votre parole éclaire les décisions, façonne les comportements et influence directement la vie des communautés », a-t-elle déclaré.

La directrice de l’ATBEF a expliqué les raisons de cette mobilisation. « Aujourd’hui nous savons que les leaders communautaires, les chefs traditionnels sont des garants des us et coutumes, ils influencent la mentalité des communautés », a-t-elle indiqué. « Nous avons voulu profiter de l’occasion pour discuter avec eux sur les questions de droit en santé. Les questions de santé surtout de la mère et de l’enfant, de la jeune fille et du jeune garçon. »

Noélie Koevi-Koudam a précisé les thèmes abordés. « Nous voulions discuter, voir qu’est-ce qu’on peut faire pour faire reculer les grossesses non désirées dans nos communautés, les grossesses précoces dans nos communautés et les questions d’avortement clandestins », a-t-elle ajouté. « Comme la loi permet l’avortement dans certaines conditions, nous voudrions discuter avec les garants des us et coutumes pour voir qu’est-ce qu’on peut faire pour sensibiliser nos jeunes sœurs, nos jeunes mères qui sont sujettes à ces fléaux. »

Des chefs engagés pour défendre les femmes et les jeunes filles

L’ATBEF attend des résultats concrets de cet atelier. « Au sortir de l’atelier nous voudrions voir les chefs beaucoup plus engagés sur ces questions, qu’ils deviennent vraiment les défenseurs des jeunes filles et des femmes dans leur communauté », a indiqué la Directrice Exécutive. Elle espère que ces jeunes filles et femmes puissent avoir librement accès aux services de santé sexuelle et reproductive dans leurs localités.

Le projet EmpowHER de l’ATBEF vise à garantir aux femmes, aux jeunes filles et aux communautés marginalisées un accès inclusif aux services de santé sexuelle et reproductive. Les grossesses non désirées restent courantes partout dans le monde selon l’Organisation mondiale de la santé. Plus de la moitié de ces grossesses se terminent par un avortement provoqué ou une interruption volontaire de grossesse.

L’avortement peut être pratiqué de manière sécurisée lorsqu’il est réalisé selon les directives de l’OMS, avec une méthode recommandée, adaptée à la durée de la grossesse et sous la supervision d’un professionnel de santé formé. Face aux positions divergentes des leaders communautaires sur les services de santé reproductive, de planification familiale et d’avortement sécurisé, l’ATBEF favorise un dialogue ouvert et respectueux en mettant l’accent sur la clarification des valeurs individuelles.

Plaki SIMLIWA

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