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Togo : la grippe aviaire refait surface

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Togo : la grippe aviaire refait surface

Le spectre de la grippe aviaire plane de nouveau sur le Togo. Quelques mois seulement après une première alerte, le virus hautement pathogène H5N1 vient d’être détecté dans cinq fermes avicoles réparties dans les préfectures de Vo, de Zio et des Lacs. Face à cette menace sanitaire, les autorités ont rapidement activé un dispositif de riposte destiné à contenir la propagation de la maladie et à protéger aussi bien le cheptel avicole que la population.

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La confirmation officielle est intervenue à l’issue d’investigations menées sur le terrain par les services vétérinaires, puis d’analyses réalisées au Laboratoire central vétérinaire (LCV) de Lomé. Dans un communiqué conjoint publié en fin de semaine écoulée, les ministres en charge des Ressources animales, de la Santé et de l’Environnement ont annoncé que plusieurs foyers de grippe aviaire H5N1 avaient été identifiés dans différentes exploitations du sud du pays.

Les foyers localisés dans trois préfectures

Les exploitations concernées sont situées à Agbélikouté, dans le canton d’Anyronkopé (préfecture de Vo), à Kovié (préfecture de Zio), ainsi qu’à Vodougbé, Hémadzro et Noblokomé, dans la préfecture des Lacs.

Avant même la confirmation du laboratoire, les premiers signaux d’alerte provenaient des éleveurs, confrontés à une mortalité inhabituelle et massive de leurs volailles. Ces décès soudains ont immédiatement conduit les équipes techniques à effectuer des prélèvements afin d’identifier l’origine de l’épizootie.

Les résultats ont confirmé la présence du virus H5N1, une souche particulièrement redoutée en raison de sa forte contagiosité chez les oiseaux et de son impact économique sur la filière avicole.

Une riposte immédiate pour éviter toute propagation

Dès la confirmation des cas, le Gouvernement a activé son plan opérationnel de riposte, conformément aux protocoles sanitaires en vigueur. Plusieurs mesures drastiques ont été mises en œuvre dans les exploitations touchées.

Elles comprennent notamment :l’abattage sanitaire des volailles infectées  ; l’incinération et l’enfouissement sécurisés des carcasses ;la destruction des œufs, des aliments pour volailles et du matériel d’élevage contaminé ; la désinfection complète des poulaillers ainsi que des espaces de stockage ; la mise en quarantaine des exploitations concernées et la prise en charge des personnes cibles susceptibles d’avoir été exposées.

Ces dispositions visent à casser rapidement la chaîne de transmission et à empêcher le virus de gagner d’autres élevages.

Interdiction des mouvements de volailles pendant 30 jours

Parmi les décisions les plus importantes figure l’interdiction de tout mouvement de volailles dans les localités concernées durant une période de 30 jours. En parallèle, les marchés à volailles des zones affectées ont été temporairement fermés afin de limiter les risques de dissémination du virus par les échanges commerciaux.

Cette période permettra aux services vétérinaires de renforcer la surveillance sanitaire, d’évaluer l’évolution de la situation et d’effectuer les contrôles nécessaires avant toute reprise des activités.

L’approche « Une seule santé » contre la grippe aviaire

Les autorités misent également sur l’approche « Une seule santé » (One Health), qui repose sur une collaboration étroite entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale.

Dans ce cadre, la surveillance épidémiologique est intensifiée autour des foyers identifiés afin de détecter rapidement tout nouveau cas éventuel. Les populations sont invitées à faire preuve d’une vigilance accrue, notamment en signalant sans délai toute mortalité anormale de volailles aux services vétérinaires. Les autorités recommandent également d’éviter tout contact avec des oiseaux malades ou retrouvés morts et de respecter strictement les consignes de biosécurité.

Un secteur avicole encore fragilisé

Cette nouvelle apparition de la grippe aviaire (H5N1) intervient dans un contexte déjà délicat pour les éleveurs togolais. En mars dernier, un précédent épisode de grippe aviaire avait déjà touché trois fermes avicoles, entraînant la contamination d’environ 6 500 volailles. Ce nouvel épisode rappelle que le virus continue de circuler et que la vigilance doit rester permanente.

Au-delà des pertes économiques pour les exploitants, cette situation met une nouvelle fois en lumière l’importance du respect des mesures de biosécurité dans les élevages, de la surveillance continue et de la coopération entre les différents acteurs de la chaîne avicole.

Les prochaines semaines seront décisives pour mesurer l’efficacité des mesures mises en place et empêcher l’apparition de nouveaux foyers. En attendant, les autorités sanitaires appellent chacun à la responsabilité afin de préserver la santé animale, protéger les producteurs et garantir la sécurité sanitaire sur l’ensemble du territoire.

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