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Transport aérien africain : la CAFAC appelle à traduire les engagements de Lomé en actions concrètes

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Transport aérien africain : la CAFAC appelle à traduire les engagements de Lomé en actions concrètes

La Convention et Exposition africaines du transport aérien 2026 s’est achevée vendredi 19 juin à Lomé après cinq jours de travaux consacrés à l’avenir de l’aviation sur le continent. Organisée par la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), la rencontre a rassemblé gouvernements, autorités de l’aviation civile, compagnies aériennes, aéroports, investisseurs, partenaires au développement et autres acteurs du secteur autour d’un objectif commun : accélérer la transformation du transport aérien africain.

À l’issue des assises, les participants ont adopté la Déclaration de Lomé et sa matrice de mise en œuvre. Pour les responsables du secteur, cette rencontre ne doit pas rester un simple cadre d’échanges. Les recommandations formulées durant la semaine doivent désormais être traduites en actions concrètes afin de rendre le transport aérien africain plus accessible, plus abordable, plus interconnecté et plus compétitif.

Transport aérien africain : des défis clairement identifiés à Lomé

Au cours des cinq jours de discussions, plusieurs problématiques ont été mises sur la table. Selon le président de la CAFAC, Florent Serge Dzota, les échanges ont porté sur « les moyens d’accélérer la mise en œuvre du marché unique du transport aérien africain, de réduire le coût du transport aérien, d’élargir la connectivité intra-africaine » ainsi que sur la mobilisation des investissements, la promotion de l’innovation et le renforcement du capital humain.

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Pour lui, la convention a atteint ses objectifs. « Nous pouvons affirmer avec fierté que la Convention et Exposition africaine du transport aérien 2026 a été un grand succès. Un succès non seulement en termes de participation et d’exposition, mais aussi par la qualité des discussions, l’adoption de la Déclaration de Lomé et de sa matrice de mise en œuvre », a-t-il déclaré.

De son côté, la Directrice du transport aérien à l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), Magnim Medézi, a rappelé les défis auxquels le secteur reste confronté. « Aujourd’hui, le transport aérien en Afrique fait face à quelques défis, notamment le coût élevé du transport, les barrières liées à l’immigration, les visas qui ne sont pas délivrés à tous les Africains, le défi technologique, le défi également de la ressource humaine », a-t-elle expliqué.

Elle a également souligné un paradoxe : malgré son immense potentiel, l’Afrique ne représente encore « qu’à peine 3 % du trafic aérien mondial ».

Transport aérien africain : l’heure des résultats pour les États africains

Si les participants saluent les avancées enregistrées à Lomé, tous insistent désormais sur la nécessité de passer à l’action. « Les conclusions de Lomé doivent nous guider au-delà de cette rencontre. Elles doivent se traduire en actions concrètes, en résultats mesurables et en un suivi institutionnel durable », a affirmé Florent Serge Dzota.

Le président de la CAFAC a également rappelé que le succès de la convention ne sera pas évalué uniquement à travers la qualité des débats. « Le succès de cette convention ne se mesurera pas uniquement à la qualité de nos échanges ou à la taille de l’exposition, mais plutôt aux changements concrets qui interviendront après Lomé. »

Dans le même esprit, Magnim Medézi estime que les États ont réaffirmé leur engagement en faveur du Marché unique du transport aérien africain. « Les ministres ont décidé, ont rappelé qu’ils se sont réellement engagés dans le marché unique du transport aérien, donc à lever dans la mesure du possible toutes les barrières qui empêchent que notre marché devienne une chose concrète », a-t-elle indiqué.

Clôturant officiellement les travaux, le ministre togolais des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, Comla Kadjé, a lancé un appel à la poursuite des efforts engagés. « Cette convention s’achève, mais le travail se poursuit », a-t-il déclaré, avant d’inviter les États à faire en sorte que la Déclaration de Lomé « se traduise en action concrète, en politique ambitieuse et en partenariat avancé ».

Le message envoyé depuis Lomé est donc clair : les engagements sont pris, mais leur mise en œuvre déterminera l’avenir du transport.

Alida AKAKPO

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