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Pression du Bac 2 : ce que vivent vraiment les candidats togolais avant les épreuves

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Pression du Bac II : ce que vivent vraiment les candidats togolais avant les épreuves

À quelques semaines des épreuves écrites du baccalauréat deuxième partie prévues du 16 au 20 juin sur toute l’étendue du territoire togolais, la pression du bac dépasse largement les salles d’examen. Derrière les 118 centres retenus et l’organisation officielle, une réalité plus discrète s’impose : celle de la santé mentale des candidats.

Pour des milliers de lycéens, le baccalauréat n’est pas seulement une étape académique. Il devient une source d’anxiété, nourrie par les attentes, la peur de l’échec et les incertitudes liées à l’avenir.

Pression du Bac II : des signes visibles chez des candidats sous tension

La pression du Bac II se manifeste de façon concrète chez les élèves, selon EFAVI Yao Marc, psychologue du développement et de l’éducation.

« À l’approche de l’examen, le stress se manifeste sous forme physique, émotionnelle et comportementale », explique-t-il.

Concrètement, cela se traduit par « des troubles du sommeil, de la fatigue, des tensions musculaires, mais aussi des palpitations ou une transpiration excessive ». À ces signes physiques s’ajoutent des manifestations psychologiques comme « l’anxiété, la peur de l’échec ou encore des sautes d’humeur ».

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Sur le plan comportemental, certains élèves changent d’attitude. « On observe parfois un isolement social, des comportements nerveux ou encore des modifications dans les habitudes alimentaires », précise le spécialiste.

Si cette pression est en partie normale, elle peut devenir préoccupante. « Ressentir du stress est une réaction normale, mais chez certains apprenants, cette pression atteint des niveaux alarmants et impacte leur bien-être », alerte-t-il.

Pression du Bac II : une pression amplifiée par la famille et l’école

Plusieurs facteurs alimentent la pression du Bac II. En premier lieu, la famille. « Les attentes élevées des parents, parfois irréalistes, constituent une source majeure de pression », souligne EFAVI Yao Marc.

L’environnement scolaire n’est pas en reste. « La compétition entre élèves et les exigences des enseignants renforcent cette pression », ajoute-t-il.

La peur de l’échec joue également un rôle central. « L’anxiété liée à la possibilité de ne pas réussir génère une pression mentale constante », indique le psychologue.

À cela s’ajoute une autre dimension : l’avenir. « Le manque de visibilité sur les opportunités après le bac renforce la crainte de l’échec », explique-t-il.

Sur les performances, les effets sont ambivalents. « Un stress modéré peut motiver et améliorer la concentration. Mais un excès de pression peut perturber les capacités et faire chuter les résultats », prévient-il.

Des signes doivent alerter : « isolement, baisse des performances, anxiété persistante ou perte de confiance en soi ».

Pression du Bac II : comment aider les candidats à garder l’équilibre ?

Face à la pression du Bac II, des solutions concrètes existent. « Il est essentiel de structurer son emploi du temps et de s’entraîner régulièrement avec des sujets d’examen », recommande EFAVI Yao Marc.

Le spécialiste insiste aussi sur les méthodes d’apprentissage. « Les techniques actives comme les résumés ou les cartes mentales permettent de mieux retenir et de gagner en confiance ».

D’autres pratiques peuvent aider à réguler la pression. « La pensée positive, la gestion du temps et la pleine conscience sont des outils efficaces pour mieux gérer le stress », précise-t-il.

L’entourage reste déterminant. « Les parents doivent soutenir sans mettre de pression excessive, et les enseignants doivent instaurer un climat de confiance », insiste-t-il.

Enfin, le psychologue appelle à une prise de recul collective. « Le baccalauréat ne doit pas être perçu comme une finalité absolue. Il faut aussi valoriser les parcours variés et le bien-être des jeunes ».

À l’approche des épreuves, une évidence s’impose : réussir est important, mais préserver sa santé mentale l’est tout autant.

Alida AKAKPO

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