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Droits des femmes au travail : le GF2D mise sur la force des médias

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Droits des femmes au travail : le GF2D mise sur la force des médias

Le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) en partenariat avec CARE France, CARE B/T et les Nouvelles Alternatives pour le Développement Durable en Afrique (NADDAF) a organisé une session de renforcement des capacités à Atakpamé. L’activité a bénéficié du soutien financier de l’Union Européenne dans le cadre du projet « Les Entreprises s’engagent pour la Protection des Femmes et des Filles»  (EP2F). La formation s’est tenue à l’hôtel Magnificat les 29 et 30 janvier 2026.

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Elle a regroupé des journalistes des régions des plateaux, central et Kara. La session de deux jours a porté sur les droits des femmes et des filles en milieu du travail et les violences basées sur le genre.

GF2D face aux violences faites aux femmes en milieu professionnel

Le constat fait est que dans les entreprises privées ou publiques, qu’elles soient multinationales, grandes, moyennes, petites et très petites, les femmes et les filles subissent encore toutes sortes de violences basées sur leur genre. Elles éprouvent des difficultés à avoir accès à des emplois stables et décents. Parfois à compétences et diplômes égaux, elles n’ont pas les mêmes salaires que leurs homologues hommes. Elles subissent aussi des violences sexuelles et sexistes sur leurs lieux de travail.

Elles sont confrontées à d’innombrables obstacles lorsqu’elles veulent entreprendre. Elles sont rarement propriétaires, responsables ou dirigeantes de grandes entreprises. Le Togo a pourtant adopté la loi N° 2021-012 en juin 2021 qui interdit toute forme de discrimination en matière d’emploi et de profession.

En novembre 2022, l’Assemblée nationale togolaise a voté quatre lois destinées à renforcer les droits des femmes dans les domaines professionnels et familiaux. En février 2024, un arrêté du ministère de la Fonction Publique a été publié pour renforcer les mesures existantes en interdisant toute forme de discrimination, de harcèlement sexuel ou moral, de violence ou d’intimidation en milieu professionnel et sur les lieux de travail.

La rencontre à Atakpamé a été ouverte par le préfet de l’Ogou, M. EKPE Kodjo Agbéko. C’était en présence du deuxième adjoint au maire de l’Ogou 1, M. Agbam Tanang et de la chambre de commerce.

Le rôle des médias dans la promotion des droits des femmes

Mme Adekambi Bayi, directrice exécutive du GF2D, a déclaré : « cette atelier nous rappelle que la promotion des droits humains est une responsabilité collective et que les média ont un rôle déterminant à jouer pour faire progresser l’égalité, la justice et la dignité pour toutes et tous. »

Mme GBENA Hin Alibi Léocadie, chargée du projet EP2F, a expliqué : « nous avons constaté qu’il y a toujours des inégalités et que les droits des femmes ne sont pas tellement respecté. » Elle a ajouté que bien que dans le pays il y ait eu des avancées, le cadre de protection et le cadre légal, il y a encore du chemin à parcourir. « Sur le projet les professionnels des média représentent des acteurs clés à entretenir pour que notre message puisse porter », a-t-elle souligné.

Les professionnels des médias ont été entretenus sur les modules suivants : droits des femmes et des filles dans le milieu de travail, égalité salariale, non-discrimination, conventions de l’OIT, lois nationales et conventions collectives. Ils ont également reçu une introduction à la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Un module pratique journalistique dans la promotion de la RSE leur a permis de travailler sur la production d’articles et de reportages sensibles au genre et la lutte contre les violences basées sur le genre.

En décembre 2025, la première phase de ce renforcement des capacités a déjà été faite avec les professionnels des médias de la région maritime et du grand Lomé. Le GF2D attend que ces journalistes deviennent des acteurs clés dans la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu professionnel. Ils devront assurer la diffusion d’informations sur la RSE, la valorisation des initiatives responsables des entreprises et la dénonciation des pratiques contraires aux droits des femmes et des filles en milieu professionnel dans leurs régions respectives.

Plaki SIMLIWA

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