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Togo/UNREC: des lycéens mobilisés pour le désarmement

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Togo/UNREC: des lycéens mobilisés pour le désarmement

Le Togo célèbrera le 05 mars 2026, la Journée internationale de sensibilisation au désarmement et à la non-prolifération. Pour cette année, un message fort est véhiculé. La lutte contre la prolifération des armes commence par l’éducation des jeunes générations.

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Dans un contexte africain marqué par la circulation illicite des armes légères et de petit calibre, les Nations Unies replacent la jeunesse au centre de la stratégie de prévention. À Lomé, l’événement réunira les élèves de l’Institut Sacré-Cœur d’Avépozo (ISCA) autour d’un objectif clair. Il s’agit d’éveiller les consciences et transformer les lycéens en acteurs de la paix durable.

 Un défi sécuritaire majeur

La prolifération des armes conventionnelles demeure l’un des principaux freins à la stabilité en Afrique. Selon les analyses du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique, UNREC, basé à Lomé, ces armes alimentent conflits armés, violences intercommunautaires et crises humanitaires.

À ces menaces classiques s’ajoutent désormais des technologies plus complexes : armes explosives en zones peuplées et systèmes d’armement autonomes. Ces dispositifs, souvent peu réglementés à l’échelle mondiale, exposent directement les populations civiles et soulignent l’urgence d’un encadrement international renforcé.

L’Afrique, toutefois, n’est pas spectatrice. Le Traité de Pelindaba incarne l’engagement continental en faveur d’un espace exempt d’armes nucléaires. Un symbole fort d’une volonté politique partagée.

Le Togo, laboratoire régional du désarmement

Pays hôte de l’UNREC, le Togo s’inscrit activement dans les dynamiques régionales et internationales de non-prolifération. L’équipe pays des Nations Unies intègre désormais le désarmement parmi ses priorités stratégiques, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 16 relatif à la paix, à la justice et aux institutions efficaces.

La célébration du 05 mars 2026 ne sera donc pas un simple rendez-vous protocolaire. Elle s’inscrit dans une vision pédagogique : faire comprendre aux jeunes que la sécurité ne se limite pas aux frontières, mais commence par des comportements responsables, une culture du dialogue et un rejet collectif de la violence armée.

L’agenda prévoit :

10h00 – 11h00 : Présentation sur le désarmement et la non-prolifération par l’UNREC

11h00 – 11h45 : Échanges interactifs avec les élèves

11h45 – 12h00 : Conclusion collective et engagement symbolique

L’objectif est double : informer et responsabiliser. Les élèves ne seront pas de simples auditeurs, mais des interlocuteurs actifs appelés à réfléchir à leur rôle en tant qu’ambassadeurs de la paix.

 Former une génération qui choisit la paix

Sensibiliser les lycéens et collégiens, c’est investir dans la stabilité future. Les résultats attendus sont ambitieux : une meilleure compréhension des enjeux mondiaux et nationaux du désarmement, et surtout une prise de conscience collective du pouvoir transformateur de la jeunesse.

Car derrière les statistiques et les traités, il y a une vérité simple. Chaque arme qui circule illégalement est une menace pour le développement, l’éducation et l’avenir. Et chaque jeune sensibilisé devient un rempart contre cette menace.

Le 05 mars 2026, à Avépozo, la paix ne sera pas un concept abstrait. Elle prendra le visage d’élèves déterminés à écrire une autre histoire pour leur pays et pour l’Afrique.

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