Vingt-et-un ans. Vingt-et-un cycles de saisons, de prières et de silences chargés d’histoire. Le Togo s’apprête à marquer, les 4 et 5 février 2026, le 21ᵉ anniversaire du décès du Père de la Nation, le Général Gnassingbé Eyadéma, figure centrale de l’histoire politique togolaise. Plus qu’une simple commémoration, l’événement s’annonce comme un temps fort de recueillement national, mêlant spiritualité, tradition et mémoire collective.
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À Pya, terre natale de l’illustre disparu, comme à Kara, capitale politique du septentrion, l’émotion promet d’être à la hauteur de l’héritage laissé par celui qui dirigea le Togo pendant près de quatre décennies.
Programme au village natal de Gnassingbé Eyadema
La commémoration débute le mercredi 4 février 2026 à Pya, dans une atmosphère à la fois solennelle et intellectuelle. De 16h à 18h30, sous le grand hall, se tiendra la dédicace du livre « À l’ombre du baobab », signé par Henri Koudjolou DOGO, ancien ministre et sénateur. À travers cet ouvrage, c’est une part de la mémoire politique et humaine du Togo qui se raconte, entre transmission et introspection.
À 19 heures précises, le ton devient résolument spirituel avec une veillée de prières et de chants au domicile du Père de la Nation. Fidèles, autorités traditionnelles et citoyens sont invités à un moment de communion intense, où la voix des chants se mêlera aux souvenirs. La mise en place est annoncée pour 18h05.
La République au rendez-vous de l’histoire
Le point culminant de cette commémoration interviendra le jeudi 5 février 2026 à Kara, au Palais des Congrès, dès 10h00. Une prière œcuménique sera célébrée pour le repos de l’âme du Général Eyadéma, en présence du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé.
Cette cérémonie d’envergure nationale rassemblera les plus hautes autorités de l’État : présidents des institutions, membres du gouvernement, parlementaires, hauts responsables militaires, corps diplomatique, chefs traditionnels et responsables religieux. Une démonstration éloquente de l’empreinte laissée par l’ancien Chef de l’État dans les fondements institutionnels du pays. La mise en place est prévue pour 09h30.
À 14h30, place à la tradition vivante avec la danse Kamou, exécutée sur l’esplanade du Palais des Congrès. Un moment culturel fort, symbole de la continuité entre héritage ancestral et histoire politique contemporaine.
Une commémoration nationale
Au-delà de Pya et Kara, la Nation entière sera en communion. Le mercredi 4 février 2026, des prières traditionnelles seront organisées dans tous les chefs-lieux de régions, préfectures et communes du pays, traduisant la portée nationale de cet hommage.
Vingt-et-un ans après sa disparition, le Général Gnassingbé Eyadéma continue d’habiter l’imaginaire collectif togolais. Cette commémoration n’est pas seulement un regard vers le passé : elle est un acte de transmission, un rappel que l’histoire d’un pays se construit aussi dans le souvenir de ceux qui l’ont façonné.
Entre prières, culture et solennité républicaine, le Togo réaffirme une chose essentielle : la mémoire nationale n’est jamais figée, elle se vit, se partage et se transmet







