Le Togo enregistre une recrudescence des maladies climato-sensibles en avril 2026. L’ANAMET et le Ministère de la Santé appellent les populations à la vigilance face à des conditions climatiques favorables à la prolifération du paludisme, des maladies diarrhéiques et des infections respiratoires.
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Des pluies abondantes sur l’ensemble du territoire national ont marqué le mois d’avril 2026. Avec un cumul maximal de 250,6 mm enregistré à Kpalimé Tové, des températures atteignant 34°C à Mandouri et une humidité pouvant dépasser 90 % à Kouma Konda, les conditions climatiques du mois ont directement pesé sur la situation sanitaire.
Dans la région de Kara, le paludisme et les infections respiratoires en hausse
Le district de Doufelgou, dans la région de Kara, a enregistré 168 cas de syndrome grippal pour 100 000 habitants en avril 2026, se classant parmi les zones les plus touchées du pays. Le district de la Binah, également dans la Kara, affiche quant à elle un taux d’attaque du paludisme de 13 cas pour 1 000 habitants, pour une pluviométrie de 50 mm.

Les données du bulletin montrent que dans cette zone septentrionale, les taux de paludisme les plus élevés, dépassant 40 cas pour 1 000 habitants, s’étendent généralement de juin à octobre, avec un pic en fin de saison pluvieuse. Les populations de la région sont donc invitées à anticiper cette dynamique en éliminant dès maintenant les gîtes larvaires autour des habitations.
Dans les autres régions du Togo, des foyers épidémiques préoccupants
Dans le reste du pays, la situation épidémiologique est également sous surveillance. Les districts de Kpélé, Akébou et Kloto enregistrent les densités d’incidence du paludisme les plus élevées, avec respectivement 25, 23 et 19 cas pour 1 000 habitants. La Binah et l’Assoli restent les districts les plus touchés par les maladies diarrhéiques, avec 321 et 212 cas pour 100 000 habitants.

Par ailleurs, le district de Danyi se distingue avec 275 cas de syndrome grippal pour 100 000 habitants, le taux le plus élevé du pays, tandis que les districts d’Avé, des Lacs et de Tandjoaré concentrent les cas d’infections respiratoires aiguës sévères les plus importants.
Au-delà des chiffres et des bulletins météorologiques, c’est une véritable alerte sanitaire qui se dessine au Togo. Entre pluies persistantes, chaleur étouffante et humidité élevée, le climat devient un terrain fertile pour des maladies qui fragilisent déjà des milliers de familles. Face à cette recrudescence, la vigilance collective n’est plus une option, mais une nécessité.
Assainir son environnement, éliminer les eaux stagnantes, protéger les enfants et consulter rapidement en cas de symptômes pourraient faire la différence dans les semaines à venir. Car derrière chaque statistique se cache une vie à préserver, et derrière chaque geste préventif, l’espoir d’un Togo plus résilient face aux défis climatiques et sanitaires.
Plaki SIMLIWA







