En prélude à la célébration de la 10ème édition de la journée africaine de lutte contre la corruption, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) a organisé, ce vendredi 10 juillet 2026 à Lomé, une rencontre d’échanges. Celle-ci a réuni autorités, institutions de contrôle, partenaires techniques et représentants de la société civile autour du thème : « Intensifier la promotion de l’intégrité et les actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique ».
À cette occasion, le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, a lancé un appel à faire de l’intégrité une réalité dans les administrations, les entreprises et les communautés. Pour lui, seule une mobilisation collective, soutenue par des réformes et une culture de l’éthique, permettra de freiner durablement la corruption et de favoriser le développement du continent.
Lutte contre la corruption : renforcer les réformes pour consolider la gouvernance
Dans son intervention, Kimelabalou Aba a rappelé que la corruption demeure l’un des principaux obstacles à la gouvernance démocratique, à l’efficacité de l’action publique, à l’attractivité économique et à l’atteinte des objectifs de développement durable en Afrique.
Selon lui, le thème retenu cette année par l’Union africaine traduit une volonté claire d’accélérer les réformes, de consolider les acquis et de renforcer les mécanismes de prévention et de répression.
Le président de la HAPLUCIA a également rappelé que la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, adoptée en 2003 à Maputo, repose sur quatre piliers : la prévention, la répression des actes de corruption, la coopération entre les États et la mise en place d’institutions spécialisées et indépendantes.
« Aucune nation ne peut aspirer à un développement durable lorsque l’intégrité recule devant la corruption », a-t-il souligné.
Lutte contre la corruption : faire de l’intégrité une culture partagée
Pour Kimelabalou Aba, la lutte contre la corruption ne peut produire des résultats durables sans un changement de comportement. Il a insisté sur la nécessité de développer une véritable culture de l’intégrité, fondée sur l’éthique, la transparence, la redevabilité et le respect du bien public.
Lire aussi : Lutte contre le blanchiment de capitaux : un prix panafricain décerné à Faure GNASSINGBE
Le responsable de la HAPLUCIA a notamment mis en avant les initiatives engagées au Togo, parmi lesquelles les campagnes nationales de sensibilisation, les formations destinées aux acteurs publics et privés, l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi que le projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les programmes d’enseignement.
Selon lui, « la lutte contre la corruption ne se gagne pas uniquement dans les tribunaux ou les structures de contrôle. Elle se gagne également dans les écoles, les universités, les centres de formation et au sein des familles où se construisent les valeurs et les comportements ».
En conclusion, Kimelabalou Aba a invité les pouvoirs publics, le secteur privé, les médias, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et chaque citoyen à devenir des acteurs de l’intégrité. À ses yeux, faire de cette valeur une réalité quotidienne constitue un impératif moral, démocratique et économique pour bâtir un Togo plus transparent et contribuer à une Afrique plus prospère.
Alida AKAKPO







