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Atakpamé/ « Disparition de sexe »: 12 mois d’emprisonnement pour trois jeunes

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Atakpamé/ « Disparition de sexe »: 12 mois d'emprisonnement pour trois jeunes

Une rumeur qui avait plongé Atakpamé dans l’inquiétude vient de connaître son épilogue devant la justice. Trois jeunes, à l’origine de plaintes concernant de prétendues disparitions ou diminutions de sexes masculins, ont été condamnés par le tribunal d’Atakpamé à 12 mois d’emprisonnement, dont 11 avec sursis.

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L’affaire commence le 20 juillet 2026, lorsqu’un jeune homme accuse trois agents de connexion d’avoir provoqué la disparition de son sexe. Le 28 juillet, un autre plaignant formule une accusation similaire contre un chauffeur. Le lendemain, 29 juillet, un conducteur de taxi-moto affirme à son tour être victime du même phénomène.

Le tribunal d’Atakpamé tranche

Ces déclarations successives font rapidement enfler la rumeur dans la ville. Relayée par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux, elle provoque inquiétude, attroupements et tensions. Les personnes accusées se retrouvent exposées à la colère populaire, faisant craindre des violences et une possible justice populaire.

Saisie du dossier, la justice entreprend de confronter les différentes versions. Au cours des audiences, les plaignants finissent par reconnaître devant le tribunal que leurs accusations étaient fausses. L’un d’eux admet avoir inventé la prétendue diminution de son sexe et présente ses excuses. Un autre reconnaît que son sexe est bien présent et qu’il avait accusé à tort un membre de sa famille.

Les examens médicaux réalisés n’ayant révélé aucune anomalie, le tribunal, présidé par Koffi Balouki, statue sur les trois dossiers.

Les prévenus sont reconnus coupables de dénonciation calomnieuse, mais également d’infractions liées à la mise en danger d’autrui et aux violences volontaires dans le contexte des attroupements.

À travers ce verdict, la justice entend rappeler les dangers des accusations sans preuve et des rumeurs amplifiées sur les réseaux sociaux. L’affaire d’Atakpamé constitue surtout un rappel : face à une situation inquiétante, la justice doit rester le seul cadre pour établir les faits et protéger les personnes mises en cause.

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