Le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D), en partenariat avec CARE Bénin-Togo, a organisé le 02 mars 2026 des séancesde formations sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) et la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR). Les rencontres ont touché 72 jeunes filles en situation de vulnérabilité multiple.
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Ces jeunes filles, issues des préfectures de la Binah, de l’Assoli et de Tchaoudjo, sont des parties prenantes du projet « Girl Empowerment ». La formation s’est tenue dans les trois préfectures et vise à renforcer leurs connaissances sur leurs droits, la prévention des grossesses précoces et les mécanismes de protection contre les violences.
GF2D auprès des jeunes filles en situation de vulnérabilité
Le GF2D, avec l’appui financier et technique de Foundation for a Just Society International (FJSI) à travers CARE Bénin-Togo, a déjà inscrit 22 jeunes filles des régions de la Kara et de Tchaoudjo dans des centres d’apprentissage. La majorité de ces bénéficiaires sont des mères précoces. Certaines assument seules la charge de familles monoparentales. D’autres restent dépendantes de l’auteur de leur grossesse et subissent des violences psychologiques, physiques et économiques. Beaucoup exercent de petites activités commerciales informelles qui ne suffisent pas à couvrir leurs besoins et ceux de leurs enfants.
Ces 72 participantes ont été identifiées selon les normes institutionnelles applicables aux projets sociaux. Les autorités administratives des trois préfectures ont accompagné ce processus d’identification.
La formation a couvert plusieurs thématiques essentielles. Les participantes ont appris à définir les VBG et leurs concepts associés, à identifier les différentes formes de violences, à reconnaître les causes et les facteurs de risque. Elles ont aussi été sensibilisées aux mécanismes de prévention et de prise en charge, ainsi qu’aux attitudes favorables à la protection et à la dénonciation.
Une formation ancrée dans la réalité des participantes
L’éducation à la vie sexuelle et à la santé a également occupé une place importante. Les thèmes de la gestion de l’hygiène menstruelle, de l’importance de la contraception, de la prévention des infections et de la promotion de la santé reproductive ont été abordés.
À Pagouda, dans la Binah, Djamba Sabi, Directeur préfectoral des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, a assuré la formation. Il a noté que les participantes ont bien assimilé les enseignements transmis. « Dans la cible, il y en a d’autres qui se retrouvent dans la situation », a-t-il dit. Il a précisé que les grossesses non désirées et les mariages forcés sont « des violences commises à leur égard ».
Plaki SIMLIWA







