Le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) a servi de cadre au lancement officiel de la 9ᵉ édition du Festival National des Danses Traditionnelles (FESNAD). L’événement a mobilisé un parterre de personnalités administratives, politiques et traditionnelles. Ce qui témoigne de l’importance stratégique accordée à la culture au Togo.
Placée sous le thème « La danse traditionnelle : une expression de notre identité culturelle », cette édition 2026 a démarré avec la phase de sélection du Grand Lomé, mettant en compétition plusieurs groupes issus de différentes communes. Aussi, nous notons la présence de plusieurs personnalités du pays à savoir: Isaac Kokou Tchiakpe, Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Wediabalo Kossi Tinaka, Préfet d’Agoè-Nyivé, Kossivi Agbodan, Préfet du Golfe, les maires des différentes communes (Agoè-Nyivé 2, Agoè-Nyivé 6, Golfe 5 et Golfe 1) et les chefs traditionnels.
La danse, socle vivant de l’identité togolaise
Au-delà du spectacle, le FESNAD se positionne comme un véritable outil de préservation et de valorisation du patrimoine culturel. Le thème de cette édition résonne comme un appel à la conscience collective. Dans un discours, le ministre Isaac Tchiakpe a rappelé le rôle fondamental de la culture dans la construction nationale. « Chaque danse, chaque pas révèlent notre identité. La danse est notre ancrage le plus profond. Elle est la géométrie de notre âme togolaise. »
Il a également tenu à préciser sa présence. « Je suis ici parmi vous non pas parce que je suis ministre, mais parce que j’apprécie la culture dans tout ce qu’elle est et surtout la danse», a t’il déclaré.
Des mots forts qui traduisent une vision claire : faire de la culture un levier de développement et de cohésion sociale.
Une compétition artistique intense et engagée
Le lancement du festival a été marqué par la phase de sélection du Grand Lomé, où quatre groupes ont rivalisé de talent, d’originalité et d’authenticité : Djanta (Golfe 5), Novissi (Agoè-Nyivé 6), Gbedjimiele (Agoè-Nyivé 2) et Vodougbe (Golfe 1).
Sur scène, les prestations ont offert un véritable voyage à travers les traditions togolaises, entre rythmes ancestraux, chorégraphies millimétrées et costumes hautement symboliques. Chaque groupe a su raconter une histoire, transmettre une émotion, et surtout défendre une identité.
Au terme de cette compétition relevée, deux formations se sont distinguées : Novissi et Vodougbe, qui ont décroché leur ticket pour la phase nationale.
Le FESNAD en pleine expansion nationale
Pour Vigno Aziati, coordonnateur adjoint du FESNAD, le festival connaît une évolution remarquable :
« C’est un festival qui grandit et qui s’enracine dans notre terroir et dans nos communes. Pour cette neuvième édition, Lomé, la capitale, a le privilège d’accueillir le lancement et l’apothéose. »
La phase régionale, prévue du 30 mars au 08 avril 2026, permettra de parcourir l’ensemble des régions du pays : Savanes, Kara, Centrale, Plateaux et Maritime. Une stratégie qui vise à démocratiser l’accès à la culture et à révéler les talents locaux.
Le point culminant de cette édition du FESNAD est attendu le 25 avril 2026 à Lomé. Cette grande finale promet de réunir les meilleurs groupes du pays dans une célébration grandiose de la diversité culturelle togolaise.
Le FESNAD n’est pas qu’un festival. C’est une mémoire vivante, un cri du cœur, une passerelle entre générations. Dans chaque mouvement, dans chaque rythme, c’est l’histoire du Togo qui s’exprime avec fierté.
À Lomé, le rideau s’est levé sur bien plus qu’un événement culturel. Il s’est ouvert sur une vérité universelle : un peuple qui danse est un peuple qui vit, qui résiste et qui se raconte au monde.

Lire aussi: 





