L’entrepreneuriat reprend des couleurs au Togo. De janvier à septembre 2026, le pays a enregistré 11 978 nouvelles entreprises, contre 11 099 à la même période en 2025. Cette progression de 7,9 %, selon les statistiques du Centre de formalités des entreprises (CFE), traduit une augmentation du nombre de créations d’entreprises et un regain d’activité entrepreneuriale.

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Derrière ces chiffres se dessine une dynamique à suivre, alors que la formalisation des activités économiques et l’amélioration du climat des affaires restent des enjeux importants pour le développement du secteur privé.
Une progression sur les trois premiers trimestres de 2026 au Togo
Les statistiques du CFE font état d’une évolution positive des créations d’entreprises au cours des neuf premiers mois de l’année. Le premier trimestre a enregistré 4 357 nouvelles entreprises, suivi de 3 772 au deuxième trimestre, puis de 3 849 au troisième.

Après le ralentissement observé au cours de périodes antérieures, cette évolution marque un retour à la croissance sur les trois premiers trimestres de 2026. Le troisième trimestre affiche notamment une remontée par rapport au deuxième, avec 77 créations supplémentaires.
Au total, le Togo compte ainsi 879 créations d’entreprises de plus entre janvier et septembre 2026 qu’au cours de la même période en 2025. Cette différence représente une hausse de près de 8 % en un an.
Ces données témoignent d’un intérêt renouvelé pour la création d’activités économiques. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, de déterminer le nombre d’entreprises effectivement en activité, leur taux de survie ou les emplois générés. Elles constituent néanmoins un indicateur utile pour suivre l’évolution de l’initiative privée dans le pays.
Les réformes au cœur de la dynamique entrepreneuriale
Cette progression intervient dans un contexte où les pouvoirs publics poursuivent les efforts destinés à améliorer l’environnement des affaires. La simplification des démarches administratives, la formalisation des activités économiques et la numérisation de certains services figurent parmi les leviers mobilisés pour faciliter les initiatives privées.
L’objectif est notamment de rendre les procédures de création d’entreprises plus accessibles, de réduire les contraintes administratives et de renforcer l’attractivité de l’économie togolaise auprès des entrepreneurs et des investisseurs.

Le dialogue entre l’État et le secteur privé participe également à cette démarche. Les échanges autour des réformes économiques permettent d’identifier les difficultés rencontrées par les opérateurs et d’examiner les mesures susceptibles de favoriser le développement des entreprises.
Pour consolider cette dynamique, l’enjeu ne se limite pas à augmenter le nombre d’immatriculations. Il consiste aussi à accompagner les promoteurs dans la durée, à favoriser l’accès au financement et à créer des conditions propices à la pérennité des activités ainsi qu’à la création d’emplois.
Avec 11 978 nouvelles entreprises enregistrées entre janvier et septembre 2026, le Togo affiche donc une évolution positive de son tissu entrepreneurial. La capacité de cette progression à se traduire durablement en investissements, en emplois et en valeur ajoutée constituera l’un des indicateurs à observer au cours des prochains mois.







