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Paix au Togo : informer sans diviser, le défi posé aux médias

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Paix au Togo : informer sans diviser, le défi posé aux médias
@Paix au Togo : informer sans diviser, le défi posé aux médias

La paix au Togo passe aussi par une information responsable. À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre, le ministère de la Justice et des Droits humains a réuni à Lomé des professionnels des médias autour d’un atelier consacré à la discrimination et à l’intolérance fondées sur les croyances religieuses. Une rencontre destinée à renforcer la réflexion sur le rôle de l’information dans la prévention des tensions.

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Placée sous le thème « Investir dans la paix, pour tous, partout, chaque jour », cette rencontre a mis en avant la responsabilité des journalistes dans la promotion du dialogue, du respect des différences et de la cohésion sociale. Les interventions ont notamment insisté sur le choix des mots, des images et des titres, ainsi que sur la nécessité de vérifier les faits avant leur diffusion.

Paix au Togo : les mots des médias peuvent rapprocher ou diviser

À l’ouverture des travaux, le gouverneur du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Mme Zouréhatou Kassah-Traoré a insisté sur le caractère quotidien de la construction de la paix. « La paix ne se résume pas à l’absence de conflits, elle se construit et s’entretient au quotidien », a-t-elle déclaré, en appelant au dialogue, à la tolérance et au respect des différences.

Elle a également relevé que la diversité des croyances et des pratiques religieuses constitue une richesse pour la société. Mais cette diversité peut être fragilisée par la stigmatisation, les préjugés, la discrimination ou encore l’intolérance. Face à ces risques, elle a souligné la responsabilité particulière des médias dans la préservation de la cohésion sociale.

 

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Pour Mme Pauline Dokou, directrice de la prévention des conflits au ministère de la Justice et des Droits humains, « la paix ne se décrète pas, elle se construit ». Elle repose notamment sur le dialogue, le respect de l’autre, l’acceptation des différences et le refus de toute forme d’exclusion.

La responsable a également insisté sur la responsabilité des médias. À travers leurs reportages, émissions, analyses et contenus numériques, ils participent à façonner les perceptions dans la société. « La paix se construit aussi avec les mots », a-t-elle déclaré, rappelant qu’une information peut alimenter la méfiance, mais aussi favoriser la compréhension.

Paix au Togo : la responsabilité journalistique au cœur des échanges

Le choix des mots, des titres et des images a particulièrement retenu l’attention. La gouverneure du DAGL a estimé que ces éléments, associés à la vérification des faits, peuvent contribuer à apaiser les tensions ou, involontairement, à les amplifier. Elle a ainsi appelé à un journalisme professionnel, responsable et respectueux de la diversité des croyances.

Dans le message du ministre de la Justice et des Droits humains, lu par M. Talim Anatère, la responsabilité des journalistes a également été mise en avant. Il a rappelé que la parole médiatique « peut, selon l’usage qui y en est fait, apaiser les esprits ou au contraire exacerber les divisions ». Il a appelé les professionnels des médias à privilégier la rigueur, l’équilibre, la vérification des faits et le respect de la dignité humaine.

À travers cet atelier, le ministère de la Justice et des Droits humains entend ainsi favoriser un dialogue avec les médias sur les moyens de prévenir la discrimination et l’intolérance religieuses. Pour les participants, l’enjeu est aussi de faire de l’information un outil de compréhension entre les communautés et de consolidation de la cohésion sociale.

Alida AKAKPO

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