Depuis quelques jours, l’affaire fait bruisser les réseaux sociaux et alimente les interrogations. Au Togo, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a décidé de réagir aux informations faisant état de l’arrestation de deux journalistes français, Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani. Dans son communiqué N°007/HARC/26/P, publié le 19 août 2026, l’institution apporte des précisions sur leur présence au Togo et appelle les professionnels des médias à la prudence.
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Selon la HARC, les deux hommes séjourneraient au Togo dans le cadre de leurs activités journalistiques et seraient notamment accusés de fausses déclarations. Mais l’autorité de régulation précise qu’elle n’a reçu aucune demande d’accréditation les concernant, ni de la part des intéressés, ni de France Télévisions. Une situation qui, selon la HARC, soulève la question du respect des procédures prévues par la législation togolaise.
La HARC rappelle les règles d’accréditation
La HARC s’appuie notamment sur l’article 20 du Code de la presse et de la communication. Celui-ci prévoit que les correspondants de presse et envoyés spéciaux des médias étrangers doivent, en plus de détenir une carte professionnelle de presse, solliciter et obtenir une accréditation auprès de l’autorité de régulation.
Or, affirme la HARC, elle n’a été informée ni de l’arrivée des deux journalistes sur le territoire togolais, ni de leur statut professionnel, ni des éventuelles activités de tournage qu’ils auraient dû mener, notamment dans le nord du pays.
La justice appelée à faire toute la lumière
Face à la circulation rapide des informations, la HARC invite les journalistes et créateurs de contenus à faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur. L’institution estime qu’il appartient désormais à la justice togolaise de déterminer les circonstances exactes de la présence des deux Français au Togo, la nature de leurs activités et, le cas échéant, les faits qui leur sont reprochés.
La HARC rappelle ainsi que la collecte et la diffusion de l’information doivent s’inscrire dans le respect des lois et règlements en vigueur. Une mise au point qui intervient alors que les réseaux sociaux amplifient déjà les spéculations autour de cette affaire.
Pour l’heure, la prudence reste donc de mise. Entre rumeurs, accusations et procédures en cours, seule l’établissement des faits par les autorités compétentes permettra de distinguer clairement les certitudes des supputations.







