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Sokodé/ Festival de l’Indépendance : Santrinos Raphaël booste les artistes locaux

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Sokodé/ Festival de l'Indépendance : Santrinos Raphaël booste les artistes locaux

Dans la ville de Sokodé et précisément au Gouvernorat de la Région Centrale, une énergie rare s’est emparée des lieux. Dans le cadre du Festival de l’Indépendance, une MasterClass pas comme les autres a réuni une vingtaine d’artistes locaux, des journalistes et plusieurs autorités culturelles autour d’un objectif commun : faire émerger les talents de demain.

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Au centre de cette effervescence, Santrinos Raphaël, ambassadeur du Festival de l’Indépendance, est venu partager bien plus que des mots : une trajectoire, des vérités, et surtout une vision.

Transmettre plus qu’un savoir à Sokodé

Face à une jeunesse artistique avide de repères, Santrinos Raphaël n’a pas livré un discours lisse. Il a parlé vrai. De ses débuts modestes, de ses doutes, des obstacles franchis avec ténacité. « Il faut savoir vous vendre. Les gens t’achètent au prix auquel vous vous vendez », a-t-il lancé, dans une salle suspendue à ses mots.

Dans une industrie musicale en constante mutation, ce conseil résonne comme une règle d’or. L’artiste a insisté sur l’importance du branding personnel, de la discipline et de la patience : « Soyez patients, priez, attendez votre moment et donnez-vous les moyens de votre politique. »

L’un des moments forts de cette MasterClass reste cet appel à l’authenticité culturelle :
« Commencez par vous faire connaître dans votre communauté. Faites des chansons pour les Kotokoli… et ils vous pousseront vers d’autres horizons. »

Un message puissant dans un contexte où de nombreux jeunes artistes cherchent à brûler les étapes. Ici, la stratégie est claire. Il s’agit de conquérir d’abord son territoire, son identité, avant de viser l’international. Il faut noter que Santrinos Raphael a parlé du tout premier cachet de sa carrière. Il s’élève à 20000F.

Une mobilisation institutionnelle pour la culture

Aux côtés de l’artiste, le Secrétaire Général du Gouvernorat de la Région Centrale, Dr Tohouléba Pia-Abalo et le Directeur Régional des Arts et de la Culture, Roger Dogan ont salué cette initiative. Tous ont insisté sur la nécessité d’accompagner les jeunes talents dans un environnement structuré.

Cette MasterClass s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de faire de la culture un levier de développement local, mais aussi un vecteur d’identité nationale.

Ce rendez-vous artistique pourrait bien marquer un tournant. Car au-delà des discours, c’est une véritable prise de conscience qui s’opère chez les artistes locaux : réussir ne relève pas du hasard, mais d’un travail stratégique, patient et profondément enraciné.
Sokodé ne se contente plus d’observer la scène musicale togolaise. Elle s’affirme désormais comme un vivier de talents prêts à éclore.

Dans les regards des jeunes artistes présents, une étincelle nouvelle brillait. Peut-être celle d’un rêve devenu enfin tangible. Car parfois, il suffit d’une rencontre, d’un mot, d’un déclic… pour transformer une ambition en destin. Et à Sokodé, la musique n’a pas seulement été entendue. Elle a été comprise.

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